Le comportement écocitoyens des ménages

Par Syrac /

Les français s’apprètent à payer plus pour leur éléctricité (3% s’ajoutant à l’augmentation de l’été dernier). En six mois c’est pratiquement 6% de hausse et une augmentation historique. Les énergies renouvelables sont de plus en plus dans la ligne de mire des méanges désirant faire baisser la facture. Mais ou en est-on excatement au niveau de la propension des ménages à consommer toujours plus vert? Sommes-nous prêt à payer plus? Quelles sont les pratiques écologiques chez nos voisins?

« Il nous faut changer de comportement si nous voulons nous orienter vers la voie d’un environnement durable. », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. « Grande entreprise ou simple particulier, nous devons tous jouer notre rôle.  Cette enquête montre que des politiques publiques éclairées aideront les individus à  choisir la bonne voie, la voie de l’écologie. »

L’OCDE publie aujourd’hui Ecologiser le comportement des ménages. Une publication qui décripte les politiques susceptibles d’encourager les populations à faire des choix environnementaux rationnels. Voici quelques conclusions effectuées auprès de 10 000 personnes dans 10 pays – Australie, Canada, Corée, France, Italie, Mexique, Norvège, Pays-Bas, République tchèque et Suède.

Eau:

  • Les ménages sont responsables de 20 % environ de la consommation totale d’eau de la planète – ce qui est moins que l’industrie et que l’agriculture – un pourcentage important néanmoins.
  • Les Canadiens et les Mexicains consomment à peu près deux fois plus d’eau par personne que les Français ou les Tchèques.
    Le prix est un élément déterminant de ces variations – là où la redevance varie avec le volume consommé, on consomme 20% de moins d’eau.

Énergie

  • A l’échelle de la planète, les ménages consomment environ 30% de toute l’énergie produite et émettent 20% de la quantité de CO2 rejeté. Or ces chiffres augmentent rapidement avec les achats d’appareils tels que les  téléphones portables, les ordinateurs personnels, et les appareils de petite taille.
  • Les Mexicains, suivis par les Néerlandais, les Français et les Italiens, sont plus enclins à éteindre les lumières, arrêter les appareils ménagers et baisser le chauffage pour économiser l’énergie. Près de 80% des ménages tchèques et italiens ont adopté des appareils sobres en énergie au cours des 10 dernières années. Ils sont 30% en Corée et 40% en Suède.
  • Le comptage et la tarification de l’électricité encouragent à économiser, à acheter des appareils consommant moins d’énergie et à les éteindre après usage. Les ménages propriétaires de leur habitation sont enclins à investir pour économiser l’énergie – à mieux isoler leur logement, par exemple. Ce n’est pas le cas des locataires. Encourager les bailleurs à prendre des mesures pour louer des logements plus écologiques serait possible mais pourrait coûter cher.

Déchets et recyclage

  • Dans de nombreux pays, les ménages produisent 75% des déchets municipaux. Bien que ces déchets soient de mieux en mieux gérés  – l’incinération et le recyclage gagnent du terrain – on jette encore trop de déchets.
  • Partout, les jeunes produisent 10% de plus de déchets que leurs parents, et les ménages de petite taille ont une production par tête deux fois plus importante que les ménages plus importants.
  • Faire payer le ramassage des ordures en fonction du volume encourage à produire moins de déchets que la perception d’une redevance fondée sur le poids. Pour le recyclage, le système d’enlèvement porte à porte est plus efficace, mais aussi plus coûteux, que le système par apport volontaire.

Transports personnels

  • Les émissions de dioxyde de carbone imputables aux transports devraient doubler d’ici 2050 – les transports personnels y sont pour beaucoup.
  • Plus de la moitié des habitants de la France sondés optent pour la voiture. Le deuxième choix des Néerlandais est la bicyclette, tandis que les Canadiens, les Français, les Italiens, les Tchèques, les Suédois et les Norvégiens préfèrent alors marcher. Dans une majorité de pays, les personnes interrogées utiliseraient les transports en commun s’ils étaient plus rapides.
  • Au Mexique, le critère de choix est la sécurité, en France, la commodité et, en Suède, la fiabilité.
  • Les solutions proposées doivent être commodes –moyen de transport en commun à moins de 15 minutes de chez soi ou de son travail, infrastructures meilleures pour rouler à bicyclette.
  • Le coût est bien sûr un facteur déterminant. La plupart de ceux qui ne possèdent pas de voiture affirment choisir leur mode de déplacement en fonction du coût et non de l’environnement. Les conducteurs d’automobiles réduiraient de 8 % leurs déplacements si le prix de l’essence augmentait de 20%.

En fait, relativement peu de ménages sont prêts à payer plus
de 5% au-dessus de leur facture d’électricité en cours d’utilisation de l’énergie verte, et près de la moitié d’entre eux ne sont pas disposés à payer quoi que ce soit. Cette constatation implique que l’augmentation de l’utilisation d’énergie verte des ménages sera probablement que faiblement axée sur la demande, et pourraient donc fortement s’appuyer sur des mesures de politique de ciblage de l’offre.

Nottons également dans ce rapport que les coûts liés au carburant ont un effet négatif sur l’utilisation des voitures, ce qui confirme les publications spécialisées existantes et qui suggèrent que l’évolution des prix relatifs (pour l’électricité, eau, carburant) est nécessaire si les émissions doivent être réduites et les ressources naturelles préservées.

A bon entendeur!

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